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Vêtements de montagne, indice de passion

Written by backtotrend

Alors que les touristes se pressent dans la vallée de Chamonix et dans les stations de ski savoyardes pour la saison d’hiver, il advient que de nombreux itinéraires de balades pédestres s’avèrent déserts. Pour les amoureux de la montagne, ce sont des lieux idéaux, où ils peuvent renouer avec la nature, seuls ou en famille, sans crainte de tomber à chaque nouveau pas sur un touriste égaré. Tranquilles tandis qu’ils montent vers l’amont des pentes, bien au chaud dans leur veste Millet, ils progressent dans la neige avec l’aisance que confère l’habitude.

Faudrait-il impérativement être du coin pour arriver à ce degré de maîtrise? Pas forcément, mais ça aide; nul doute là-dessus que la pratique forge les muscles et le mental nécessaires pour s’aventurer sur le manteau neigeux, quelle que soit la forme que celui-ci adopte au gré des caprices de la météo. En prime, la connaissance du milieu local pousse l’habitant à identifier facilement le matériel de montagne le plus adéquat avec sa pratique de la montagne.

Plutôt que d’adopter des équipements pas cher qui ne dureront qu’une saison, le savoyard sait investir dans des vêtements de montagne de qualité. « Le bon marché est toujours trop cher. » professent certains, à juste titre. Une veste Millet coûte certes son prix (tout à fait honnête au vu de ses performances), néanmoins sa solidité et sa fiabilité en font un investissement capable de durer de nombreuses années, et ainsi donc de capitaliser pour d’autres parts de son matériel de montagne.

Qu’on ne se méprenne pas : l’urbain passionné par les cimes et les sports en altitude sait également cela. Tant qu’à venir pour un temps limité assouvir son désir de montagne, autant le faire dans les meilleures conditions. Le pantalon de ski, la veste imperméable et chaude, les gants étanches, la cagoule gardant la tête au chaud ; tout cela est bien peu de choses comparé au plaisir de s’élever au gré du dénivelé. Quand on aime, on ne compte pas, ou si peu que ça ne compte pas. Avec la montagne, pas de demi-mesure : il faut se donner les moyens de ses objectifs.

Certainement est-ce pour cela que parfois les autochtones savoyards se gaussent des foules se pressant dans les queues des remonte-pentes. D’un simple coup d’œil, ils identifient celles et ceux qui se sont donné la peine de s’habiller à la hauteur des pentes sur lesquelles la foule s’agglutine. Nul sectarisme à cela, tout au plus un regard expérimenté sur ce qui les entoure. Or, parfois, le spectacle du mauvais choix de combinaison de ski navre tout bonnement… Certes, tout le monde ne dispose pas d’une veste Millet dans son placard, mais investir de façon à ne pas finir frigorifié sur les pistes semble si logique, si évident, qu’entendre la complainte d’une horde de touristes à l’encontre du froid refroidit davantage l’envie d’aller sur les pistes que les bourrasques de vent glacial.

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