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Dormir à l’extérieur en sac de couchage

Written by backtotrend

Passer la nuit à la belle étoile fait rêver maintes gens, jusqu’au moment où ils se rappellent que la réalité peut ne pas être aussi bucolique qu’ils l’envisageaient. Se trouver sous une belle voûte étoilée, délicatement allongé dans l’herbe dans un sac de couchage et en bonne compagnie sonne charmant, mais cela se tempère par le froid nocturne, qui parfois s’ingénie à geler jusqu’à la moelle, même au cœur de l’été.

Ce grand écart entre les attentes et la réalité s’explique relativement bien. Quelle que soit l’époque, la nuit n’a eu de cesse de provoquer l’effroi chez l’être humain. Cela fait presque partie de notre nature profonde. Sans doute, cela est la source de la tendance à raconter des histoires à faire peur autour du feu de camp. Exorcisme collectif? Volonté de repousser les ténèbres qui guettent le dormeur? Il y a un peu de tout ça.

Or, pour ré-enchanter une nuit froide, il n’y a rien de mieux qu’une source de chaleur ou, a minima, que la possibilité de se préserver des variations de température. Feu de camp, isolation du sol via matelas, couverture épaisse ou sac de couchage adapté aux conditions du moment, tout cela combiné contribue grandement au confort d’une nuit à la belle étoile.

Faire du feu est l’enfance de l’art. Les méthodes ne manquent pas pour en produire; du briquet au paquet d’allumettes, il existe mille alternatives. Il suffit de disposer de bois sec et que le vent souffle du bon côté, et, dans le cas contraire, il revient au flambeur de faire preuve d’ingéniosité pour pallier ces difficultés.

En ce qui concerne le sac de couchage et le matelas, il en va autrement puisqu’il s’agit de sources de chaleur qu’on ne peut créer soi-même (à moins de s’attaquer aux bêtes du coin). L’idéal dans ces conditions est que les deux soient légers, peu encombrants, et surtout de bonne qualité.

En ce qui concerne le matelas, il doit résister aux potentiels accrocs dus au frottement contre la rocaille qui pourrait parsemer le sol. Il doit aussi et surtout isoler correctement son utilisateur de froid et de l’humidité du sol. Si on excepte la rosée matinale, le dormeur est ainsi assuré d’être au sec.

Pour ce qui est du sac de couchage, essentiel pour les treks, randonnées ou bivouacs, il se décline en fonction de l’usage et des matériaux employés. En synthétique, en véritable duvet ; température de confort à +5°C ou -20°C ; il faut déterminer avant l’achat dans quelles circonstances on l’emploiera. Entre deux mois dans la Cordillère des Andes et une nuit dans le champ d’un ami, la donne diffère. Quoi qu’il en soit, l’important reste l’isolation thermique et la capacité respirante du sac de couchage. S’il doit tenir au chaud, il ne doit pas se transformer en étuve! Le cerveau considère que le corps peut céder aux sirènes du sommeil si la surface sur laquelle il s’appuie est à 27°C, inutile donc d’en chercher davantage.

Ne reste plus qu’à trouver le lieu où attendre l’aube tout en comptant les étoiles qui parsèment le ciel de leurs lumières lointaines !

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